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Un rapport inédit sur le gain socio-économique de la PJM

L’Inter fédération de la PJM (protection juridique des majeurs) regroupant l’Unapei, la Fnat et l’Unaf a publié, il y a quelques jours, les résultats d’une enquête sur les mandataires judiciaires. Elle met en avant le chiffre d’un milliard d’euros par an de gains socio-économiques

Julie de Brux directrices associées du cabinet Citizing Spécialisée dans l’évaluation des politiques publiques explique notamment que le ratio bénéfice/coût indique que chaque euro public investi dans la protection juridique de majeurs entraîne 1,50 euro de gains socio-économiques

Mais concrètement ça veut dire quoi ?

Le cabinet Citizing estime que sans l’intervention des professionnels de la PJM (tuteur /curateur) il y aurait 20000 personnes à la rue de plus chaque année et 70 000 personnes de plus sous le seuil de pauvreté (1063 eur /mois).

Il faut savoir qu’aujourd’hui c’est environ 73 000 adultes qui sont sous protection judiciaire en raison d’un handicap, d’un trouble psychique, d’une vulnérabilité sociale ou de leur grand âge et que la moitié d’entre eux ont un revenu inférieur au seuil de pauvreté

L’intervention des mandataires dans la sauvegarde des ressources permet notamment l’ouverture ou le rétablissement des droits de ces personnes (RSA – AAH -minimum vieillesse – dossier de surendettement …) permettant ainsi aux personnes vulnérables de se sortir de spirale infernale. Les mandataires permettent aussi de prioriser les dépenses (loyer, alimentation, factures, …)

C’est en étudiant tous ces paramètres que le cabinet en charge de l’étude à le calculer qu’en l’absence de ces mesures et de ces accompagnements presque 30 000 personnes ne solliciteraient pas leurs droits et environ 100 000 autres les perdraient en raison de difficultés administrative et associés.

Ce maintien hors zone rouge permettrait aux finances publiques un gain de 359 millions d’euros de prise en charge liée à la pauvreté ou encore 208 millions d’euros d’économisés en évitant aux personnes de se retrouver sans abri.

On remarque tout au long de ce rapport que la mise en place de cet accompagnement est un véritable plus pour les personnes, mais qu’elle permet aussi à nos politiques publiques une économie substantielle.

Pourtant, les professionnels du secteur souffrent d’un manque de reconnaissance et de moyens mis d’ailleurs en exergue dans ce rapport.

Mandataire judiciaire un métier d’avenir 

D’ici 2040 la population qui aurait besoin de cette protection juridique pourrait doubler.

C’est pourquoi L’Inter fédération demande une hausse de 20 % de son budget actuel soit une hausse de 130 millions euros par an.

Ce gain permettrait notamment une augmentation des effectifs, environ 2000 professionnels en plus des 12000 que compte déjà le secteur. Une aide non négligeable pour ce secteur peu valorisé, reconnu et peinant à recruter.

Un mandataire judiciaire débutant touche aujourd’hui 1350€ nets par mois, alors que les situations auxquelles il est confronté sont de plus en plus complexes. Le recrutement permettrait ainsi de passer d’une soixantaine de personnes accompagnées à 45 mais aussi d’augmenter de 300€ brut par mois les salaires.

“Mon tuteur” ou “Mon curateur”, personnage fort dans le paysage des personnes isolées, en détresse sociale ou autre. Souvent membre associé à la famille , phare dans un environnement déserté de ces personnalité complexe. Sauf conduit dans les détresses sociales, comportementales… Recours morale, administratif, tour à  tour gestionnaire, assistant social, soutien moral… Bien mal payé, mésestimé et pourtant il est un incontournables de l’accompagnement global de parcours.

Il est à noter que ce rapport fait mention d’autres revendications comme par exemple la création d’un véritable diplôme, aujourd’hui seul le certificat national de compétence de mandataire judiciaire fait fois. la transformation de celui-ci vers un diplôme serait pour certains professionnels une vraie reconnaissance du métier. Un outillage professionnel complet qui au vue de l’ensembles des compétences qu’il est nécessaire de rassembler engendrerait plutôt un niveau Master qu’une simple certification.

Consulter les documents correspondant à l’article.

Pour lire le document il vous suffit de cliquer sur l’image correspondante.

Propos introductif de Luc Gateau
Président Unapei

Rapport cabinet Citizing

Propos de
Marie-Andrée Blanc
Président Unaf

Dossier de presse

Et vous, êtes-vous

#avecnous ?

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